Modèle de sécurité
Architecture, garanties et hypothèses. Pour les preuves formelles et les bornes exactes, cette page renvoie au document source.
En résumé
Kintaya éclate un secret en parts distribuées à des personnes de confiance : le secret ne se reconstruit qu'une fois réuni un quorum choisi de ces parts. Chaque opération cryptographique se déroule dans le navigateur ; aucun secret, aucune part, aucune clé n'atteint les serveurs de Kintaya. C'est l'invariant fondateur.
Le noyau de reconstruction est le partage de secret de Shamir sur le corps fini GF(256). Pour les petits secrets, il procure une sécurité inconditionnelle. Les secrets plus volumineux sont chiffrés par AES-256-GCM, Shamir ne portant alors que sur la clé de 32 octets : sécurité computationnelle, résistante aux ordinateurs quantiques.
Deux traits méritent d'être nommés d'emblée : le chemin de reconstruction ne contient aucune cryptographie asymétrique, et un critère gouverne l'ensemble, le test de l'apocalypse - le secret doit rester reconstructible même si Kintaya n'existe plus.
Modèle de menace
L'invariant défendu est étroit et absolu : aucun secret, aucune part au seuil ou au-dessus, aucune clé AES ne quitte jamais le navigateur sous une forme lisible par Kintaya.
La menace principale n'est pas de casser la cryptographie, mais de faire exécuter du code hostile sur l'origine légitime : un code servi depuis kintaya.eu qui lirait le secret avant chiffrement rendrait toute primitive en aval sans objet. La chaîne d'identité, de build et de déploiement fait donc partie du périmètre de sécurité.
L'adversaire retenu est un attaquant distant réaliste : hameçonnage, hameçonnage en temps réel, vol de jeton, compromission de la chaîne d'approvisionnement. L'appareil et le navigateur sont supposés sains ; l'injection de code côté client reste le vrai risque résiduel.
L'invariant zéro connaissance
Cet invariant est appliqué par le code en plusieurs couches : une garde en intégration continue qui bloque toute fuite, une garde à l'exécution qui borne les sorties réseau, et une politique de sécurité du contenu stricte.